17 Avril 2014, St Anicet
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 2 pages d’un manuscrit Syrien du XIVe siècle                                              

 

« les 1000 et 1 nuits »                                              

 

B.N.F.                                               

 

 

 

 

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Présentation des

 

 Contes des 1000 et 1 nuits  

 

 

 

 (Traduction de Antoine Galland ... Publié en 1704 )

 

 

 

Les Contes des 1000 et 1 nuits ont baigné notre enfance, avec Aladin et sa lampe merveilleuse, Ali Baba et ses 40 voleurs et les voyages de Sindbad le marin, tout comme nous ont bercé Blanche Neige et Cendrillon, Le Petit Poucet et son vieux copain l’Ogre sans oublier la Petite Sirène et son petit pot de beurre (à moins que ce ne fut ses bottes de 7 lieues).

 

Si on connaît bien les origines de ces contes occidentaux : Charles Perrault, les Frères Grimm et autres Baronne d’Aulnoy ou H. C. Andersen (voir leurs productions dans ce blog), on a du mal à imaginer, ou reconstituer les voyages qu’ont fait les Contes des 1000 et 1 nuits pour arriver jusqu’aux oreilles de nos « chères petites têtes blondes »

 

 

 

Pourquoi 1000 et 1 nuits :  

 

 

 

Le titre Arabe du recueil Alf Laylah wa Laylah se traduit littéralement par « Mille Nuits et Une Nuit ».

 

Dans sa première traduction du texte en Occident (1704), Galland a changé le titre originel pour « Distractions des nuits arabes », probablement pour obéir au goût de l’exotique à son époque.

 

Les Anciens Égyptiens utilisaient le hiéroglyphe signifiant "1000" qui voulait dire également "tous". En conséquence 1000 + 1 serait le nombre maximum imaginable, ou l'infini. Cela nous rappelle une expression anglaise « for ever and a day » ou "pour toujours et un jour", utilisé pour signifier une quantité inimaginable du temps ... ou l’expression mathématique N+1 ayant sensiblement la même signification.

 

Donc symboliquement, pour les Contes des mille et une nuits, ces histoires se poursuivront jusqu'à l'infini, ou pendant d'innombrables nuits, ou  nuits sans fin.

 

 

 

 

Un peu d’histoire à propos des 1000 et une nuits :

 

 

 

Nous allons remonter le temps :

 

 

C’est vers 1700 que le français Antoine GALLAND déniche, lors d’un de ses nombreux voyages dans l’Orient lointain, le manuscrit de Sindbâd de la mer. Il apprend que ce texte fait partie d’un ensemble littéraire beaucoup plus important :  les 1000 et 1 nuits ( Alf laylah wa laylah en Arabe). Il demande donc un exemplaire de ce recueil à ses correspondants dans ces pays lointains, et reçoit l’ensemble de cette œuvre monumentale qu’il publie après traduction, pour la première fois en Occident, en 1704.

 

Il traduit ses trouvailles en Français  dans le Style Classique de l’époque de Louis XIV, en y censurant ( !!! ) les éléments érotiques ou les termes lui semblant grossiers ou orduriers, et en y ajoutant certains contes puisés à d’autres sources tels : les aventures d’Aladin, Ali Baba … et sans doute il crée ( ??? ) ou adapte certains contes à sa manière.

 

 

 

 

Sources originelles et évolutions des contes des 1000 et 1 nuits :

 

 

Il y a eu de nombreuses recherches concernant la ou les origines du recueil des Contes des 1000 et 1 nuits .

Les premiers ouvrages écrits en Arabe sont variés, de sources très diverses et retrouvés souvent partiellement.

Un écrit en Arabe ancien le Kitab al-Fihrist rédigé en 987 après J.C. nous parle de l'existence d’un volume persan racontant l’histoire de Shahrâzâd et intitulé le Hezar Efsane (les Mille Contes) dont nulle trace n’existe aujourd’hui.

De plus les noms de Shahrâzâd et de Shâhriyâr son mari le Roi qui la menace de mort, sont des noms persans. Dans ces noms on retrouve le préfixe Shah qui signifie Roi en langue persane.

Il est envisageable également de remonter comme source possible à l’Inde, peut-être vers le IIIe siècle après J.C. suite aux éléments des textes racontant des métamorphoses d’animaux et faisant apparaître des génies ou demi-dieux, tous éléments faisant référence au polythéisme hindou ; également le fait de retarder la mort en racontant des fables seraient d’essence essentiellement indienne. De tels éléments  se retrouvent dans divers ouvrages ayant la même origine indienne. Les contes seraient donc probablement nés en Inde, et ensuite transmis par voie orale, où  ils auraient atteint la Perse, et écrits sous la forme d’un premier recueil : le Hezar Efsane.

Ce premier ouvrage, de même que d’autres contes transmis oralement, se seraient ainsi propagés dans le monde arabe grâce aux marchands acheteurs de cette littérature, pour rompre la monotonie de leurs longs voyages caravaniers.

Les conteurs arabes auraient ensuite fait leur travail d’appropriation de ces contes (VIIIe siècle probablement ) en les modifiant et en les adaptant selon leur culture et religion, tout en conservant une bonne partie des éléments originaux (indiens et persans).

Ces conteurs auraient de plus ajouté  quantité de contes arabes originaux contenant des éloges au Prophète et d'autres éléments islamiques

En final pour ce recueil des 1000 et 1 nuits, il y a probablement un cheminement de trois cultures dans le temps : d’abord la culture indienne, puis la culture persane et finalement la culture arabe, long voyage du IIIe au XVIIIe siècle après J.C., pour ensuite, grâce à Galland et d’autres traducteurs occidentaux, être diffusé dans le monde entier.

 

 

Résumé très succinct des Contes des 1000 et 1 nuits :

 

 

Un roi est trompé par son épouse et il la fait tuer.

Il décide alors d'exécuter chaque matin sa nouvelle compagne épousée le soir même et  toujours renouvelée depuis.

Le royaume est en émoi.

 

Une jeune fille, Shahrâzâd se porte néanmoins volontaire et demande à épouser le roi pour arrêter cette folie meurtrière. Lors des nuits passées avec son mari, elle lui raconte de passionnantes histoires issues de son imagination, et elle s'arrange pour que l'apparition de l'aube ne coïncide jamais avec la fin de son récit : la curiosité du roi est piquée au vif, et il en « oublie » chaque matin de faire exécuter sa nouvelle épouse. Au bout de mille et une nuits (et trois enfants), Shahrâzâd est acceptée comme épouse, mère et reine légitime.

 

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup de ...

 

FIN




 

 

 

 

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